c'est dur de vous faire suivre toutes mes péripéties dans l'ordre, je n'ai pas encore tapé le résumé d'un weekend qu'on est déja à un autre...
samedi 11 donc, levé à 7h par les ouvriers pour faire "el inventorio de las herramiantas", l'inventaire des outils. on a passé la matinée à faire ça, ils poussent le vice jusqu'à noter "2 marteaux de 3 livres, un de 5 livres avec queue pour extraire les clous..." au lieu de trois marteaux, point. enfin, ils sont consciencieux et on peut pas leur reprocher, et puis maintenant, c'est fait et on en parle plus.
j'étais quand meme bien fatigué en rentrant pour le weekend a San Salvador, du coup j'ai dormi tout l'aprem au lieu de répondre à mes mails et d'écrire sur le blog. le soir j'ai passé un coup de fil à un français rencontré à l'ambassade, qui m'apprend qu'il y a une soirée prévue, le départ (la despedida on dit ici) d'une des françaises de l'ambassade et les 25 ans d'une autre (pas les greluches dont j'avais parlé, je précise). il y avait aussi des Salvadoriens rencontrés lors de soirées, de vacances ou de sorties dans les beaux coins du pays. Comme disent les filles, "on fait une cure d'estime de soi avant de rentrer en France vu qu'ici tous les mecs sont à nos pieds!"
on est resté chez elles jusqu'à une heure, le temps de finir tout le rhum et de sortir le gateau, qui est tombé par terre, tout le monde étant un peu émmeché... ça a dégénéré en bataille de gateau, tout le monde a fini avec plein de crème sur le visage et les vetements... le temps de se laver et on était parti en boite au multiplaza, c'est à dire le centre commercial... pas très glorieux mais bon pour eux c'est un peu le centre ville... et puis ils sont quand meme bien plus jolis que les hypers français.
on a pas pu rentré dans les boites, nous, des français bourrés de pognon (enfin plutot bourrés tout court) à part une où c'était gratuit. mais bon au bout d'une demi heure de boum boum j'en ai eu marre alors je suis sorti, juste au moment ou le reste de la troupe arrivait, certains étant allé acheter de la coke... on a donc profité de la "terrasse" d'un bar, à coté des escaliers mécaniques, et du rock qu'il passait. les gens sont partis peu à peu, au bout d'un moment j'en ai eu marre de regarder le plafond alors je suis retourné dans les boum boum, les françaises étaient déchainées et dansaient sur le podium, devant les baffles. la boite a fermé juste après, il était 4 h...
je me rappelais plus de l'adresse d'Ivan (mais l'alcool n'a rien a voir là dedans, l'eau ferrigineuse, oui) alors j'ai dormi chez les filles... un matelas dans le couloir pour ceux qui auraient des doutes... levés 11h, les filles ont prévu d'aller à la plage, Ivan a des réunions, le choix est vite fait. le temps de passer prendre des affaires au "bosque Santa Theresa" (maintenant je sais!) et nous voila partis dans le pick up pourrave mis à dispostion des filles par la mairie où elles font leur stage d'urbanisme. le moteur fait un bruit de char d'assaut, les toles sont tordues et rouillées et nous sommes 6 or il n'y a que trois places en se serrant à l'avant. du coup, les trois filles devant et les mecs assis sur le rebord (le sol étant plein de boue) derriere, sous la pluie battante. une bonne partie de rigolade, trempés, avec le vent et les gouttes qui fouettent le visage... j'ai fait un film mais je ne le montrerais pas ici sinon on va me faire rappatrier par Europe Assistance. mais bref, comme a dit Ivan en partant, après avoir vu le pick up : "l'aventure!", ce à quoi j'ai répondu : "c'est l'aventure!"... eh oui, c'est mieux si on rentre de stage avec des trucs à raconter aux copains!
on est arrivés trempés a La Libertad, petit port au sud de San Salvador, donc on a sauté direct dans la pisicine du bar (la plage est moche et la mer demontée, vu le temps, seuls les surfeurs sortent). on a grignotté, bouquiné, dormi (bien sur...) là, tranquilles, avant de faire un petit tour sur la jetée ou est installé le marché aux poissons... ils sont très beaux, plus que sur les étals français bien que pas conservés dans la glace.
en ce moment, dans ma promo istomienne, on s'envoie tous des nouvelles de notre état gastrico-intestinal, mais pour ma part mes ennuis ne sont du qu'à mes abus d'alcool, alors pour ne pas etre en reste, et faire preuve de solidarité, je me suis régalé d'une salade de crevettes et tomates crues avec un peu de coriandre, sauce cocktail (et tabasco parce que la solidarité à ses limites :) ), achetée à un vendeur ambulant sur la jetée. on en a tous pris une avant de se poser dans un autre bar moins classe, un bouiboui au bord de la mer avec toit de feuilles de palmier et vieux juke box, pour boire tranquille et écouter qq chansons a coup de pieces de 25 cents...
on est rentrés avec la nuit, dans les memes conditions, en chantant oasis et U2 à l'arrière, apres avoir règlé nos consos du premier bar (y compris les 2 dollars de piscine par tete de pipe, dont on ne nous avait rien dit avant la facture) et envoyé paitre un gamin qui nous reclamait de l'argent pour avoir "gardé la voiture" alors qu'on nous a fauché les sacs plastiques pour s'abriter de la pluie, posés à l'arrière. j'étais bien content de ce weekend, d'avoir pu profiter du dimanche sans mal de tete ni envie de dormir... par contre en rentrant à la maison, la fatigue m'a frappé, mais j'ai tenu jusque 23h pour répondre a des mails et apprendre que Lens avait fait match nul contre le PSG.