j'ai l'impression d'y avoir passé trois jours et pourtant j'y suis resté mois de 24h. Peu être à force de me lever et de me recoucher.
En tout cas la ville est sympa, c'est la capitale du district et il y a toutes les banques, les administrations. J'ai changé mon argent, je me suis arrangé pour mon périple jusque Putina Punco. Finalement je suis content d'être venu à Puno d'abord, ça a été une transition moins brutale et j'ai pu m'organiser.
J'en ai aussi profité pour visiter vite fait, il y a une cathédrale et les gens sont en costume traditionnel.
J'ai acheté un pull et en bonnet en alpaga a une vendeuse ambulante, et un garçon m'a ciré mes « campers ». la réception de l'hotel m'a bien aidé, j'ai reçu un coup de fil du gérant de l'usine Cecovasa : pour demain, quelqu'un m'attendra à Juliaca et m'achètera le billet, comme ça je n'ai plus qu'à arriver. Il m'a aussi dis qu'ils ont un café (c'est le cas de le dire!) à Puno, dans une maison spécialement destinée au commerce équitable.

J'y suis allé, il y avait là Célia, une femme de Putina Punco qui m'a offert le café (très très bon d'ailleurs!). Elle est responsable « des femmes » à Cecovasa, elle s'occupe de les former, pour que le développement économique de la vallée se traduise aussi en terme de développement humain. En ce moment, elle leur apprend à faire du jus de d'orange: les champs de café sont apparemment cultivés en association avec les orangers qui leur font de l'ombrage (le café est une plante de sous-bois). Intéressant. Sa petite fille est là aussi. Elle s'éclipse un moment et revient avec une « blanche » qui se trouve être une française. Julie travaille à la boutique de vêtements équitables de l'autre coté de la cour. Elle est aussi en stage, elle étudie dans une école de commerce équitable à Lyon... dans la même année, on se rend compte après quelques minutes, qu'un de mes collocs de l'an dernier qui a été depuis viré de l'Istom. Le monde est bien petit... elle me raconte aussi que la veille elle a rencontré des gens de son propre village près d'Avignon, qu'elle ne connaissait pas.
Elle va peut être venir dimanche prochain à Putina Punco avec une amie, elle aimerait bien voir « la selva », la forêt. J'en profite d'être au café pour avaler un hamburger d'alpaga avec un sprite et je vais me coucher à l'hotel à 20h, demain levé 5h pour prendre un « combi », un taxi collectif pour être Juliaca à temps pour ne pas rater le bus de 7h.