A la demande expresse d'une amie fonctionnaire parisienne en manque d'exotisme, je consacre ce nouvel article aux photos, cocotiers, plages de sable fin et tout l'attirail des catalogues de vacances.

En l'occurence, les photos sont issus de mon weekend au "cape three points", le point le plus meridional du Ghana, dont j'avais deja parle pour situer mon stage dans mon premier article.
je ne sais pas pourquoi ce genre de points "geographique" interesse les gens, moi y compris. peut etre se dire que 3000 km au large, c'est l'equateur, et encore plus bas (bien plus bas!) l'antarctique....
J'etais accompagne de 2 allemandes tres sympas rencontrees quelques jours plus tot, en voyage dans la pays.
La route est assez longue et par endroit delicate, alors qu'une fois arrive je me suis rendu compte en reconaissant les paysages, qu'il est possible de couper par la plantation. Bien sur je ne connais pas la route exacte, mais je tenterai une prochaine fois... "a la boussole".
Le cap en lui meme n'a rien d'exceptionnel, meme si la vue est jolie. Le vent, le phare, les embruns et les rochers de granit rappellent la Bretagne, les cocotiers en plus.
Les derniers kilometres de la piste sont quasiment deserts, seuls deux "lodges" sont installees la ; comprennez des hotels au confort sommaire.
La pause dejeuner fut l'occasion de visiter l'un d'eux, "l'escape 3 points". Elecricite fournie par panneaux solaires, eau du puit , legumes bio du jardin et plage deserte. De quoi jouer a Robinson Crusoe les pieds nus dans le sable... entre deux seances de surf
En realite le "lodge" n'est pas fini, la cuisine vient juste d'etre terminee, les bungalows pour loger les clients ne sont encore qu'en projet, mais ils devraient etre fini d'ici Noel. Les batiments seront construits en materiau de recuperation, bambous, et autres materiaux naturels. Ils ont l'air somme toute tres confortables et bien concus, etre architecte, ca aide! En effet le proprietaire Akwasi est architecte canadien, d'orgine Ghaneenne. Sa copine est francaise et s'appelle Kelly. Tous deux sont bien sympas et leur projet m'interesse beaucoup: comment concilier tourisme, loisir, et respect de l'environnement? Accueillir une dizaine de touristes par semaine, les nourrir, quand on vit a 2h de la premiere ville? Produire suffisament dans son potager pour etre relativement independant?
Bref... j'irai surement y faire un tour avant de partir!
En attendant, deux photos de la plage devant le "lodge".

Sinon,le travail avance doucement. sur ce dont je parlais dans mon
dernier article, a savoir l'installation d'un systement goutte a goutte a la pepiniere, j'ai calcule qu'au prix de l'essence au Ghana l'economie de 400L d'essence par hectare et par an en perdant moins d'eau pour irriguer les
Hevea brasiliensis ne represente au maximum que 2% du cout d'installation du systeme.
Bien sur il faut l'amortir sur plusieurs annees ; mais meme comme ca l'investissement n'est pas rentable. A moi de le justifier, ajouter des economies par exemple de main d'oeuvre puisque l'installation du goutte a goutte ne se fait qu'une fois, esperer diminuer le nombre de traitement phytosanitaire (de pesticides) puisque le feuillage ne sera plus humide (moins succeptible d'etre attaque par des champignons), avoir des plants plus sains, plus gros, en plus grand nombre.
C'est un peu ca, le developpement durable : ajouter au simple calcul economique, qui est mathematique, froid et sans appel, le cout de la degradation de l'environnement et de la perte de ressources non renouvelables. Choses qui, a l'epoque des conceptions des doctrines ecnomiques, n'ont pas ete prises en compte car consideree comme "infini".